Matériaux biosourcés et filière locale
Le pin maritime des Landes, transformé en bois lamellé-collé ou en panneau CLT, alimente nos chantiers dans un rayon de 80 km. Douglas du Massif central pour la structure porteuse, fibre de bois Steico pour l'isolation, menuiseries bois-alu triple vitrage. Chaque matériau est tracé : certificat PEFC, fiche FDES, étiquette A+ émissions intérieures. Le bilan carbone d'une maison ossature bois de 120 m² est négatif sur 50 ans — elle stocke plus de CO₂ qu'elle n'en émet. Au-delà de la fibre de bois, nous intégrons d'autres isolants biosourcés selon les contraintes du projet : la ouate de cellulose insufflée (λ = 0,040 W/m·K) est idéale pour les combles perdus et les rampants, avec un coût inférieur de 20 % à la fibre de bois en panneau rigide. Le liège expansé (λ = 0,040 W/m·K) est utilisé en isolation de soubassement et en zones humides grâce à son imputrescibilité naturelle — particulièrement pertinent dans les Landes où les remontées capillaires sont fréquentes. Pour les cloisons intérieures, les panneaux de chanvre-chaux apportent une régulation hygrométrique naturelle qui stabilise l'humidité intérieure entre 45 et 55 %, un confort appréciable dans le climat océanique landais. Tous ces matériaux biosourcés présentent un avantage décisif face à la RE 2020 : leur faible impact carbone (IC Construction) améliore significativement le bilan environnemental du bâtiment, critère de plus en plus pondéré dans la réglementation.